Les cambriolages de logements ont marqué une pause en septembre en France, avec 17 782 faits enregistrés en données corrigées, soit une quasi-stabilité (−0,2 %) par rapport à août, selon le bulletin Interstats Conjoncture n°133 du SSMSI publié le 6 octobre 2026.
Les points :
- Ce que disent les chiffres du ministère de l’Intérieur
- Un pic estival qui n’a rien d’une surprise
- Pourquoi les prochaines semaines demandent de la vigilance
- Les gestes qui font la différence sur une porte palière
- Partir à la Toussaint l’esprit tranquille
- En copropriété, la sécurité se joue aussi dans les parties communes
- Questions fréquentes
Ce que disent les chiffres du ministère de l’Intérieur #
Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié le 6 octobre son bulletin mensuel. En données corrigées des variations saisonnières, septembre s’établit à 17 782 cambriolages de logements, un niveau presque identique à celui d’août, comme le détaille l’analyse du bilan de l’été publiée par DegroupTest.
Ce plateau fait suite à un été contrasté. Juillet avait connu un pic à 18 433 faits en données corrigées, soit 18 665 en données brutes, en hausse de 7,1 % par rapport à juillet 2025. Août avait ensuite amorcé la décrue (17 815, −3,4 %), confirmée en septembre.
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Un pic estival qui n’a rien d’une surprise #
Les mois de juillet et d’août concentrent chaque année une part importante des effractions : logements vides, voisins absents, allées et venues moins surveillées. Le retour à la normale de septembre correspond au retour des occupants, pas à un recul de l’activité des cambrioleurs.
Sur les douze derniers mois, le SSMSI décrit d’ailleurs un volume globalement stable. Autrement dit, la menace ne baisse pas : elle se déplace dans le calendrier, avec des pics pendant les vacances scolaires et les ponts.
Pourquoi les prochaines semaines demandent de la vigilance #
Les vacances de la Toussaint, puis le passage à l’heure d’hiver, recréent les conditions favorables aux visites indésirables : départs en famille, nuit qui tombe avant le retour du travail, appartements plongés dans le noir dès 18 heures. Un logement visiblement inoccupé reste la cible la plus simple.
Dans les quartiers denses de l’ouest parisien, où les immeubles haussmanniens côtoient les rez-de-chaussée sur cour, les points d’entrée sont connus : porte palière ancienne, cave mal fermée, fenêtre sur courette accessible depuis les parties communes.
Les gestes qui font la différence sur une porte palière #
La porte d’entrée concentre l’essentiel de l’effort de protection. Une serrure multipoints certifiée A2P, posée par un professionnel, allonge sérieusement le temps d’effraction, et c’est précisément ce temps qui décourage. Un cylindre débrayable évite par ailleurs de rester bloqué dehors si une clé est restée à l’intérieur.
Le blindage de porte ou le bloc-porte blindé complètent le dispositif pour les logements les plus exposés, notamment en rez-de-chaussée ou dernier étage desservi par les toits. Un entrebâilleur et un viseur optique sécurisent enfin les ouvertures à inconnu, fréquentes en ville.
Partir à la Toussaint l’esprit tranquille #
Avant un départ, quelques habitudes simples réduisent le risque : faire relever le courrier par un voisin, programmer une lampe sur minuterie, ne pas annoncer son absence sur les réseaux sociaux et vérifier que chaque issue, cave et fenêtre d’appoint comprises, est bien verrouillée.
Les commissariats proposent par ailleurs de signaler son absence dans le cadre de l’opération tranquillité vacances : des patrouilles intègrent alors le domicile dans leurs rondes. La démarche est gratuite et se fait en ligne ou au commissariat du quartier.
En copropriété, la sécurité se joue aussi dans les parties communes #
Une porte palière renforcée perd de son intérêt si la porte de l’immeuble reste ouverte ou si le digicode n’a pas changé depuis dix ans. Le sujet mérite d’être porté en assemblée générale : mise à jour des codes, fermeture effective des accès aux caves et parkings, éclairage des halls et remplacement des vitrages cassés sur cour.
Les serruriers constatent régulièrement que l’effraction commence par la cave : une porte de box forcée donne accès à l’escalier de service, puis aux étages. Vérifier la fermeture de sa propre cave, et signaler au syndic celles qui baillent, protège tout l’immeuble.
Questions fréquentes #
Les cambriolages ont-ils augmenté en 2026 ?
Sur un an, le volume reste globalement stable d’après le SSMSI. Juillet 2026 a toutefois connu une hausse marquée (+7,1 % par rapport à juillet 2025), avant un retour au calme en août et septembre.
Quel est le moment le plus risqué de l’année ?
Les périodes de vacances, été en tête, ainsi que les semaines d’automne où la nuit tombe tôt. Un logement sombre en début de soirée signale une absence.
Une serrure A2P est-elle vraiment utile ?
Oui : la certification A2P garantit une résistance mesurée à l’effraction (5, 10 ou 15 minutes selon le niveau). Plus l’ouverture prend de temps, plus le cambrioleur renonce.

