Menu
Dossiers

Cambriolages : ce que disent les chiffres de la rentrée et le baromètre A2P

Les chiffres officiels publiés début octobre dessinent une rentrée en demi-teinte : après un mois de juillet en forte hausse, les cambriolages de logements ont reflué en août puis se sont stabilisés en septembre. Mais derrière cette accalmie relative, un quart des Français ne dispose toujours d’aucun équipement de protection, selon le dernier baromètre A2P.

En bref
— Juillet 2026 : 18 665 cambriolages de logements enregistrés, en hausse de 7,1 % sur un an.
— Août et septembre marquent un reflux : −3,4 % puis −0,2 % en données corrigées.
— 24 % des Français n’ont aucun équipement de sécurité ; le coût reste le premier frein (52 %).

Un été contrasté dans les statistiques du ministère #

Les données du ministère de l’Intérieur, publiées le 6 octobre dans le bulletin Interstats Conjoncture n° 133 du SSMSI et analysées par DegroupTest, recensent 18 665 cambriolages de logements en juillet, soit 1 246 de plus qu’en juillet 2025. Cela représente une hausse de 7,1 % sur un an.

En données corrigées des variations saisonnières, juillet affichait 18 433 faits, en progression de 2,5 % par rapport à juin. Un rebond estival classique : les départs en vacances laissent des logements vides, et les cambrioleurs le savent.

À lire Cambriolages en septembre : une pause avant la Toussaint, les bons réflexes à Paris 17e

Le reflux d’août et la stabilité de septembre

La suite de l’été a corrigé le tir. Toujours selon la même source, août retombe à 17 815 faits en données corrigées, soit un recul de 3,4 %. Septembre confirme avec 17 782 cambriolages, une quasi-stabilité à −0,2 %. Sur l’ensemble du trimestre juillet-septembre, le volume recule de 2 % par rapport aux trois mois précédents.

Conclusion des statisticiens : le rebond de juillet ne traduit pas une accélération durable. Le niveau reste néanmoins élevé, autour de 17 à 18 000 logements visités chaque mois en France.

Un Français sur quatre toujours sans protection #

C’est l’angle mort que pointe la troisième édition du baromètre A2P, réalisée par l’institut Selvitys auprès de 1 000 personnes et détaillée par Mon Immeuble : 24 % des Français ne disposent d’aucun équipement de sécurité, même basique. Le chiffre recule de deux points par rapport à 2024, mais il reste considérable.

Le paradoxe est frappant : 57 % des sondés citent le cambriolage parmi leurs principales peurs domestiques, juste derrière l’incendie, et 71 % ont le sentiment que les effractions augmentent. La peur est là, l’équipement ne suit pas.

À lire Vacances de la Toussaint 2026 : sécuriser son logement contre les cambriolages avant de partir

Le coût, premier frein à l’équipement

Pour 52 % des personnes interrogées, c’est le prix qui bloque. Suivent le manque d’orientation vers les bons professionnels (21 %) et les contraintes du logement, location ou copropriété (21 % également). Pourtant, 61 % des Français qui envisagent de s’équiper prévoient un budget inférieur à 1 000 euros — une enveloppe qui couvre déjà une serrure certifiée posée dans les règles.

La porte et la fenêtre, points faibles bien identifiés #

Le baromètre apporte une donnée qui parle à tous les serruriers : 83 % des Français estiment qu’une porte d’entrée peut être forcée en moins de cinq minutes. Les points d’entrée les plus redoutés sont la fenêtre (41 %), la porte d’entrée (33 %) et les accès secondaires (26 %), ces derniers en nette progression dans les craintes.

Côté équipement réel, les serrures renforcées arrivent en tête des protections déclarées (39 %), devant les portes d’entrée sécurisées (34 %) et les fenêtres renforcées (23 %). La mécanique reste donc le socle de la protection des logements, avant les caméras (22 %) et l’alarme (20 %).

S’équiper après coup, le réflexe le plus répandu

Le baromètre révèle aussi que 85 % des victimes de cambriolage finissent par s’équiper, en commençant le plus souvent par la serrure renforcée (40 %). Autrement dit, la majorité des installations se décide après l’effraction, quand le mal est fait. Anticiper coûte pourtant moins cher que remplacer une porte fracturée et des biens volés.

À lire Comment trouver des services de blindage de porte sans gros travaux

Ce que recommandent les professionnels avant l’hiver #

Les mois d’automne et d’hiver, avec leurs nuits longues, sont traditionnellement propices aux effractions discrètes. Trois gestes simples réduisent nettement le risque : faire vérifier le cylindre et les points de fermeture existants, privilégier du matériel certifié A2P — une certification délivrée par CNPP Cert. et reconnue par les assureurs, que seuls 26 % des Français connaissent —, et sécuriser les accès secondaires, caves, portes de service et fenêtres de rez-de-chaussée.

Un diagnostic de serrurerie prend moins d’une heure et permet de hiérarchiser les travaux selon le budget. C’est la démarche inverse du réflexe d’après-cambriolage : mettre la dépense au bon endroit, avant que les statistiques ne vous comptent.

Questions fréquentes #

Les cambriolages augmentent-ils vraiment en France ?

Sur l’été 2026, non : après un pic en juillet (+7,1 % sur un an), août et septembre ont reflué, et le trimestre recule de 2 % par rapport au précédent selon le SSMSI. Le volume mensuel reste toutefois élevé, autour de 17 à 18 000 logements touchés.

Qu’est-ce que la certification A2P ?

A2P (Assurance Prévention Protection) est une certification délivrée par CNPP Cert. qui évalue la résistance à l’effraction des serrures, portes blindées, fenêtres et volets. Elle est reconnue par les assureurs, mais seuls 26 % des Français la connaissent d’après le baromètre 2026.

À lire Top 5 des plateformes recommandées pour la pose de serrures anti-panique

Quel budget prévoir pour sécuriser son logement ?

D’après le baromètre A2P, 61 % des Français envisagent moins de 1 000 euros. Cette enveloppe permet généralement une serrure multipoints certifiée avec pose professionnelle ; le blindage de porte ou l’alarme représentent un investissement supérieur, à comparer au coût moyen d’un cambriolage.

Partagez votre avis

Dans la même rubrique : À la une

consultant SEO Bordeaux | agence web en Seine-et-Marne